Recortes da história oficiosa do Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE):

La guerre du Viêt-nam

Crises de la Guerre froide

La crise de Cuba

Les crises de Berlin

L'invasion de la Tchécoslovaquie

1969-1979 Crises et relance de la CEE

Le Plan Mansholt

Le FEOGA

Le sommet de La Haye

La guerre du Viêt-nam

La guerre du Viêt-nam marque profondément les années soixante et le début des années soixante-dix. Elle s'intègre dans le cadre général de la Guerre froide et de la lutte des États-Unis contre l'expansion du communisme dans le monde, entamée dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 En 1961, le président John F. Kennedy, convaincu que la Chine communiste soutient activement le Viêt-nam du Nord, approuve un programme d'action militaire américaine au Viêt-nam afin de soutenir le gouvernement nationaliste contre la rébellion communiste. Désireux d'assurer la paix en Asie du Sud-Est et de préserver les intérêts économiques et politiques des États-Unis dans la région, son successeur, le président Lyndon B. Johnson, renforce davantage l'engagement américain, en augmentant massivement la présence américaine qui passe ainsi de 23.000 hommes en 1965 à plus de 540.000 en 1969. Les rebelles communistes du Viêt-cong, soutenus par l'armée du Viêt-nam du Nord, sont ravitaillés par la piste Hô-chi-minh constituée d'un système de sentiers, de tunnels et de bunkers que les Américains tentent vainement de détruire. L'URSS et la Chine assistent alors d'autant plus activement les communistes du Front national de Libération (FNL) par des livraisons d'armes et de vivres sans toutefois intervenir directement dans le conflit.

 

Começam os bombardeamentos norte-americanos de objectivos militares e industriais do Vietname do Norte (Fevereiro)En février 1965, les Américains procèdent à des bombardements d'objectifs militaires et industriels au Viêt-nam du Nord. Une guérilla incessante s'ensuit malgré les tentatives infructueuses de médiation internationale.

 

En janvier 1968, l'offensive du Têt (nouvel an) des communistes accélère l'escalade du conflit et plonge l'Amérique, longtemps persuadée de la victoire finale, dans le doute. L'opinion publique américaine, choquée par les reportages quotidiens à la télévision et les lourdes pertes en vies humaines, est de plus en plus hostile à la guerre et pousse les États-Unis à se désengager et à alléger les dépenses militaires. Après de nouveaux bombardements américains massifs ordonnés par le président Nixon, les négociations de paix commencent à Paris en mai 1968. Les Accords de Paris du 27 janvier 1973 permettent finalement aux États-Unis de se retirer du conflit. Leur allié sud-vietnamien, laissé seul, succombe deux années plus tard à la pression des Viêt-cong et des Vietnamiens du Nord. La chute de Saïgon, le 30 avril 1975, marque véritablement la fin de la guerre du Viêt-nam. L'intervention des forces américaines dans le bourbier vietnamien pèse sur la politique des États-Unis et nuit gravement à l'image américaine dans le monde et spécialement en Europe occidentale.

 

 

Crises de la Guerre froide

 La Guerre froide et l'ère de la dissuasion nucléaire, opposant les deux superpuissances depuis la fin des années quarante, atteint son paroxysme au début des années soixante.

En Europe, le statut de la ville de Berlin reste un enjeu majeur pour les deux superpuissances. La construction du mur de Berlin, en été 1961, supprime le dernier point de passage entre l'Ouest et l'Est.

 Ailleurs dans le monde, la tension autour de l'île de Cuba culmine dans le bras de fer qui se joue en octobre 1962 entre John F. Kennedy et Nikita S. Khrouchtchev au sujet du stationnement de missiles nucléaires soviétiques à Cuba. Si la crise de Cuba s'achève par un recul des Soviétiques et par un gain de prestige pour le gouvernement américain, la crise tchécoslovaque de 1968 se solde par contre par un renforcement des positions de l'URSS en Europe de l'Est.

 La tentative d'Alexandre Dubcek de libéraliser le régime communiste en Tchécoslovaquie est en effet écrasée en août 1968 par l'intervention des armées du pacte de Varsovie. Les puissances occidentales n'interviennent pas et se limitent à une désapprobation verbale.

 

La crise de Cuba

 Depuis le renversement révolutionnaire de la dictature militaire de Fulgencio Batista en janvier 1959, l'île de Cuba est dirigée par Fidel Castro. Tout en mettant en place une réforme agraire, Castro nationalise les propriétés des entreprises américaines sur l'île et s'attire aussitôt les foudres de Washington. Le dirigeant cubain pro-communiste se rapproche alors de plus en plus de l'URSS qui se félicite de trouver un nouvel allié dans l'hémisphère occidental et dans le périmètre de sécurité des États-Unis. Les régimes cubain et soviétique signent successivement des accords de coopération commerciale puis militaire. Les États-Unis essaient alors de renverser le nouveau régime en organisant, en avril 1961, un débarquement d'exilés anticastristes dans la baie des Cochons. L'opération échoue et ne fait finalement que contribuer au renforcement de Castro. Il attire à Cuba, seul pays communiste du continent américain, de nombreux révolutionnaires d'Amérique latine et menace le prestige des États-Unis dans la région. Khrouchtchev décide en effet de livrer secrètement aux Cubains des fusées offensives à moyenne portée capables de menacer directement le sol des États-Unis.

 Le 14 octobre 1962, après avoir repéré des cargos soviétiques chargés de missiles en route vers l'île, des avions espions américains prennent également des clichés de rampes de lancement de fusées soviétiques à moyenne portée. Le président américain, John F. Kennedy, décide alors d'imposer un blocus maritime en fermant les voies d'accès vers Cuba. La moindre tentative des bateaux soviétiques de forcer la quarantaine américaine peut à tout moment mettre le feu aux poudres et provoquer un conflit ouvert entre les États-Unis et l'Union soviétique. L'Europe - et l'Allemagne en particulier – constitueraient alors immanquablement un terrain d'affrontement.

 Mais au dernier moment, après de nombreux contacts entre Moscou et Washington, notamment par l'intermédiaire des Nations unies, un compromis émerge : les bateaux soviétiques acceptent de rebrousser chemin tandis que les Américains s'engagent à ne pas envahir Cuba. Le 28 octobre, la guerre nucléaire est évitée de justesse et les deux géants en reviennent aux négociations à propos du désarmement. En Europe, par ailleurs, la crise favorise le renforcement des liens franco-allemands.

 

Les crises de Berlin

Depuis le blocus de Berlin de 1948-1949, les secteurs occidentaux de Berlin sont au centre des tensions Est-Ouest. Même après la mort de Staline en 1953, Berlin-Ouest reste une épine capitaliste dans le corps du camp socialiste. En 1958, Nikita S. Khrouchtchev menace de conclure une paix séparée avec la République démocratique allemande (RDA) si les puissances occidentales refusent de reconnaître le statu quo en Allemagne et le partage effectif du pays après la guerre.

 Au même moment, désireux d'échapper au régime communiste et aux privations économiques, de plus en plus d'Allemands de l'Est passent en Allemagne occidentale via Berlin. Ce sont ainsi près de trois millions de personnes qui fuient leur pays entre 1949 et 1961. Afin de stopper cette hémorragie, des ouvriers Est-allemands encadrés par l'armée construisent, dans la nuit du 12 au 13 août 1961, un mur qui sépare l'Est et l'Ouest de Berlin en interdisant tout passage.

 Résignées, les puissances occidentales ne peuvent protester que verbalement. Lors d'un voyage à Berlin le 26 juin 1963, le président John F. Kennedy marque sa sympathie pour Berlin-Ouest en proclamant : "Ich bin ein Berliner". Mais en pratique, la transgression du mur dit "de la honte" est pratiquement impossible. Cette frontière fermée est le symbole le plus tangible de la Guerre froide et du déchirement de l'Europe. 

 

L'invasion de la Tchécoslovaquie

 Le Parti communiste est au pouvoir dans le pays depuis le coup de Prague de 1948. En janvier 1968, le stalinien Antonin Novotny est mis en minorité et remplacé par un communiste libéral voulant concilier socialisme et liberté, Alexandre Dubcek. Le régime se libéralise au printemps 1968. La censure est abolie et les Tchèques ont désormais le droit de voyager à l'étranger. Le premier secrétaire du Parti communiste d'Union soviétique (PCUS), Léonid Brejnev, fait part de son mécontentement. Mais Prague refuse d'obtempérer. Au contraire, au fur et à mesure que les pressions s'accentuent, la libéralisation progresse.

 Le 21 août 1968, profitant de manœuvres qu'ils ont prorogées, les troupes du Pacte de Varsovie, excepté celles de Roumanie, occupent le pays et arrêtent les dirigeants "déviationnistes". Même si Alexandre Dubcek, remis en liberté, reste encore un certain temps à son poste, il va être remplacé plus tard par le pro-soviétique Gustave Husak qui surveille la normalisation.

 L'URSS a encore une fois démontré qu'elle n'est prête à accorder qu'une souveraineté limitée à ses frères du camp socialiste. Les puissances occidentales et l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) n'ont pas réagi à l'invasion de la Tchécoslovaquie si ce n'est que par des déclarations de regret. Le régime communiste particulièrement hostile aux intellectuels libéraux sera balayé par la "Révolution de velours" de 1989.

 

1969-1979 Crises et relance de la CEE

 A la fin des années soixante, la Communauté économique européenne (CEE) des Six connaît une situation délicate. Elle souhaite sortir du blocage politique et institutionnel dans lequel elle se débat depuis 1967 suite au second veto du général de Gaulle à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun. Il faut relancer l'unification. Lors d'une conférence de presse, le 10 juillet 1969, le nouveau président de la République française, Georges Pompidou, propose une rencontre des chefs d'État et de gouvernement des Six afin de discuter des problèmes urgents de la Communauté. Pompidou résume les nouvelles priorités de la CEE dans une formule lapidaire : "Achèvement, approfondissement et élargissement".

 Les partenaires de la France accueillent favorablement l'initiative de Georges Pompidou suivie d'une invitation des Pays-Bas. Les 1er et 2 décembre 1969, les chefs d'État et de gouvernement se réunissent à La Haye sous la présidence néerlandaise. Le deuxième jour, le président de la Commission européenne, le Belge Jean Rey, prend également part aux travaux. Les participants parviennent rapidement à un accord politique en faveur d'une relance saluée par l'opinion publique.

Le Plan Mansholt

 Le 21 décembre 1968, Sicco Mansholt, commissaire européen à l'agriculture, transmet au Conseil des ministres un mémorandum sur la réforme de l'agriculture au sein de la Communauté européenne. Ce plan à long terme, également appelé "Programme Agriculture 1980" ou "Rapport du groupe Gaichel", du nom de la localité luxembourgeoise où il a été discrètement préparé, jette les bases d'une nouvelle politique sociostructurelle de l'agriculture européenne.

 Le Plan Mansholt constate les limites de la politique des prix et des marchés. Il prédit en effet le déséquilibre de certains marchés si la Communauté ne soustrait pas au moins 5 millions d'hectares de terres arables à la production agricole. L'ancien ministre néerlandais de l'agriculture constate par ailleurs que le niveau de vie des agriculteurs ne s'est pas amélioré depuis la mise en œuvre de la PAC malgré la hausse de production et l'augmentation permanente des dépenses communautaires. Il préconise donc de réformer et de moderniser les méthodes de production et d'augmenter la taille des petites exploitations condamnées, selon les experts communautaires, à disparaître à plus ou moins brève échéance. L'objectif du plan est d'encourager près de cinq millions d'agriculteurs à quitter leur ferme, de favoriser une redistribution de terres ainsi rendues disponibles afin de permettre l'accroissement des parcelles familiales restantes. Sont considérées comme viables les exploitations qui assurent à leurs exploitants un revenu annuel moyen comparable à celui de l'ensemble des travailleurs de leur région. Au-delà des mesures en faveur de la formation professionnelle, Mansholt prévoit aussi des programmes sociaux pour la reconversion professionnelle et en cas de retraite anticipée. Il invite enfin les États membres à limiter les aides directes aux exploitations peu rentables.

 Face aux critiques de plus en plus violentes de la part des milieux agricoles, Sicco Mansholt est rapidement contraint de revoir à la baisse certaines de ses propositions. Le Plan Mansholt se réduit finalement à trois directives européennes qui, en 1972, concernent la modernisation des exploitations agricoles, la cessation d'activité agricole et la formation des agriculteurs. 

 

Le FEOGA

 La forte augmentation de la production de céréales, de viande, de produits laitiers et de sucre est la conséquence logique de l'organisation commune des marchés agricoles réalisée au cours des années soixante. La Communauté économique européenne (CEE) est obligée d'intervenir sur le marché pour subventionner la vente des excédents comme le beurre. Les marchés des autres produits agricoles, tels le tabac, les fruits et légumes, sont organisés entre 1970 et 1972. Les dépenses du Fonds européen d'orientation et de garantie agricole (FEOGA), qui absorbent  une grande partie du budget de la Communauté, n'ont cessé d'augmenter depuis sa mise en place en 1962.

  

Le sommet de La Haye

 Le 10 juillet 1969, à peine arrivé au pouvoir en remplacement du général de Gaulle démissionnaire depuis la fin du mois d'avril, le président Georges Pompidou propose la tenue d'une conférence au sommet entre les Six pour ouvrir, entre autres choses, la voie à un nouvel élargissement de la Communauté européenne. Contrairement à son prédécesseur, Pompidou ne s'oppose en effet plus par principe à l'adhésion de la Grande-Bretagne à la CEE. Élu sur la base d'un programme pro-européen, il souhaite également sortir la vie communautaire de la semi-paralysie dans laquelle elle se trouve suite à certaines positions radicales adoptées par le général de Gaulle à l'encontre de certains dossiers européens.  

Les Pays-Bas, qui président la CEE à ce moment, saisissent la balle au bond et convoquent une réunion des chefs d'État ou de gouvernement à La Haye les 1er et 2 décembre 1969. La France, par l'entremise de son ministre des Affaires étrangères, Maurice Schumann, insiste néanmoins pour que le sommet de La Haye examine un tryptique politique fondé sur la problématique de l'achèvement, de l'approfondissement et de l'élargissement. L'événement suscite de grands espoirs au sein de l'opinion publique et des élites communautaires. A l'issue de la réunion, les leaders européens marquent leur accord pour l'ouverture de négociations entre la Communauté et les quatre pays candidats (Danemark, Grande-Bretagne, Irlande et Norvège) à l'adhésion. Ils chargent également les ministres des Affaires étrangères d'établir un rapport précisant les moyens de faire progresser la Communauté dans le domaine de l'unification politique.

© José Adelino Maltez. Cópias autorizadas, desde que indicada a origem. Última revisão em: