No ano de 1988, quando entra em vigor a liberdade total de capitais na CEE e começa a retirada dos soviéticos do Afeganistão (15 de Maio de 1988), François Mitterrand, apesar da existência de um governo de direita, consegue ser reeleito (8 de Maio de 1988), enquanto nos Estados Unidos é eleito um novo presidente, George Bush (8 de Novembro de 1988). No ano dos Jogos Olímpicos de Seul, surge o cessar-fogo entre o Irão e o Iraque (8 de Agosto de 1988). Portugal e a Espanha são também admitidos na UEO (14 de Novembro de 1988)

A prestroika continua a produzir os seus frutos, com destaque para os acordos de Paz para o Afeganistão, assinados em Genebra (14 de Abril de 1988) e ao consequente começo da retirada militar soviética (15 de Maio de 1988). Sinais de paz que também surgem com cessar- fogo estabelecido entre o Irão e o Iraque (8 de Agosto de 1988).

No plano interno, depois de ser anunciada a instauração de um Estado Socialista de Direito na URSS (23 de Maio de 1988), surge uma reforma constitucional, com a qual criado o Congresso dos Deputados do Povo (1 de Dezembro de 1988).

Entretanto realiza-se a última cimeira entre Reagan e Gorbatchev, agora em Moscovo (29 de Maio de 1988), dada a eleição do novo predidente norte-americano, George Bush.

Reúne em Bruxelas o Conselho Europeu (11 a 13 de Fevereiro de 1988), onde, sob a presidência alemã, vai chegar-se a um acordo completo sobre as conclusões constantes da comunicação da Comissão, intitulada Réussir l'Acte Unique. Une Nouvelle Frontière pour l'Europe, e que implica uma série de decisões: acordo sobre o nível de recursos próprios da Comunidade e a gestão do orçamento comunitário, o plafond dos recursos próprios passa para 1,4% do PNB comunitário; acordo sobre a reforma dos fundos estruturais, sendo adoptado o pacote Delors, permitindo a duplicação dos fundos estruturais; acordo sobre a reforma da PAC, no tocante à compressão da produção.

Pouco tempo depois, a Comissão começa a analisar as propostas do relatório Cecchini intitulado Europa 1992. O Desafio Global, onde se mede o custo da não-Europa e se avaliam as vantagens do Mercado Único (29 de Março de 1988), enquanto  o Conselho de ministros aprova as previstas medidas de reforma da PAC: pré-reforma, retirada de terras e estabilizadores orçamentais agrícolas (25 de Abril de 1988).

Mais tarde, no Conselho Europeu de Hanôver (27 e 28 de Junho de 1988) é mandatado um comité de governadores de banco e de peritos monetário, presidido por Jacques Delors, para apresentar um relatório sobre a união económica e monetária.

O mesmo presidente da Comissão desencadeia também uma ofensiva de declarações públicas. Em Estocolmo, no congresso da Confederação Europeia dos Sindicatos, defende a dimensão social do mercado interno, com discursos (12 de Maio de 1988). Em Colónia (23 de Setembro de 1988), depois de elaborado o relatório do comissário Manuel Marin sobre a dimensão social do mercado interno (7 de Setembro de 1988) e de uma animadora Resolução do Parlamento Europeu sobre a coesão económica e social (21 de Janeiro de 1988), proclama que  não há progresso social sem êxito económico. Mas não há prosperidade económica sem coesão social.Tentamos transpor estes dois princípios muito simples para o nível europeu. A dimensão social da construção europeia não é uma invenção da burocracia bruxelense. A dimensão social faz parte integrante da nossa personalidade europeia. Chega mesmo a declarar,em entrevista ao jornal Le Monde, ser tempo de se reflectir sobre une amorce de gouvernement européen (20 de Julho de 1988)

Contra este modelo de europeísmo, vai, entretanto, erguer-se Margaret Thatcher que, numa visita ao Colégio da Europa em Bruges, em Outubro, faz um violento discurso anti-federalista, criticando o burocratismo das instituições comunitárias e rejeitando qualquer nova limitação às soberanias nacionais, ao mesmo tempo que se distancia do projecto de União Europeia saído do Conselho de Hanôver.

As mudanças no Leste europeu levam a que os países do Comecon aceitsem um acordo-quadro com as CE (25 de Junho de 1988), desenvolvido com posteriores acordos coma Hungria (26 de Setembro de 1988) e a Checoslováquia (18 de Outubro de 1988).

Cronologia oficial da história da União Europeia

1988

 

Ano Europeu Jean Monnet

Ano Europeu do Cinema e da Televisão

 

 

Recortes da história oficiosa do Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE)

La réforme du budget communautaire

 

Au début des années 80, la réforme du budget de la Communauté européenne devenait indispensable.

 

En effet une véritable crise budgétaire se développait. Les dépenses ne cessaient de croître. La politique agricole commune coûtait de plus en plus cher du fait de la surproduction chronique des produits bénéficiant d’une garantie de prix et représentait une part excessive du budget total (70 %). L’élargissement de la Communauté à la Grèce, au Portugal et à l’Espagne étendait à ces pays les subventions agricoles et les aides régionales. Le budget communautaire doubla en six ans (18,4 milliards d’écus en 1980, 36,2 en 1987). Or, les recettes s’avéraient insuffisantes. Des trois « ressources propres », les deux premières (droits de douanes industriels et prélèvements sur les importations agricoles) ne progressaient plus du fait des désarmements tarifaires successifs et de l’évolution vers l’autosuffisance alimentaire de la Communauté. D’où la nécessité d’augmenter la troisième ressource basée sur la taxe à la valeur ajoutée (TVA), mais limitée à 1 % puis 1,4 % de celle-ci et mal acceptée par les pays membres les moins développés. D’où l’obligation pour les États de combler le déficit budgétaire par des contributions nationales sous forme d’« avances », pas toutes remboursables, ce qui était contradictoire avec la notion de « ressources propres » de la Communauté.

 

A ces difficultés comptables s’ajoutait une crise institutionnelle, le Parlement européen élu au suffrage universel direct en 1979 cherchant à accroître son rôle dans la procédure budgétaire pratiquement limitée aux propositions de la Commission et aux décisions du Conseil des ministres. Il ne pouvait, à cette fin, qu’utiliser son droit d’arrêter le budget global. D’où des conflits à répétition, retardant de plusieurs mois l’adoption du budget pour l’année en cours. Il fallait mettre fin à cette guérilla budgétaire.

 

La nécessité d’une réforme du système financier et de la procédure budgétaire était encore accrue par l’adoption de l’Acte unique européen (AUE) fixant de nouveaux objectifs économiques et sociaux, d’où le fort accroissement des dépenses structurelles visant à développer la cohésion de la Communauté.

 

 

Les paquets Delors I et II

 

La réforme du budget communautaire est réalisée sous l'impulsion de Jacques Delors, président de la Commission depuis janvier 1985. Elle se fait en deux étapes dont le point de départ sont des propositions globales de la Commission formulées en 1988 et 1992, qualifiées de paquet Delors I et paquet Delors II, suivies par des mesures adoptées par le Conseil des ministres et approuvées par le Parlement européen.

 

Le paquet Delors I aboutit aux réformes de 1988 qui visent trois objectifs. D’abord garantir le financement du budget. A cet effet, il est créé une quatrième ressource assise sur le PNB des États membres (c’est-à-dire des contributions nationales), calculée par différence entre les dépenses et le produit des « ressources propres ». C’est donc une ressource d’appoint, mais qui prendra de plus en plus d'importance. L'ensemble des ressources de la Communauté est désormais plafonné à un pourcentage de son PNB : 1,15 % en 1988 qui devra atteindre 1,20 % en 1992.

 

Quant aux dépenses, un cadre financier (les « Perspectives financières ») est adopté pour la période 1988-1992. Un plafond annuel est fixé pour chaque catégorie de dépenses et le total ne doit pas dépasser le plafond des ressources. Un accord inter-institutionnel entre le Conseil, la Commission et le Parlement sur la « discipline budgétaire et l’amélioration de la procédure budgétaire » (29 juin 1988) met fin à la guérilla budgétaire et permet de définir les grandes orientations à moyen terme. La progression des différentes dépenses est plafonnée en fonction des nouvelles priorités de la Communauté : limitation du taux de croissance des garanties agricoles à 74 % du taux de croissance annuel du PNB communautaire, en revanche doublement des dotations des politiques structurelles entre 1987 et 1993 qui passent ainsi de 17,2 % des dépenses à 27 %.

 

Après cinq ans de fonctionnement satisfaisant, les Perspectives financières font l’objet en 1992 du Paquet Delors II, inspirant les décisions du Conseil et un nouvel accord inter-institutionnel pour la période 1993-1999. Les orientations précédentes sont poursuivies : freinage des dépenses agricoles du fait de la réforme de la PAC de mai 1992, nouveau doublement des fonds structurels avec l’institution d’un Fonds de cohésion pour les pays les moins riches de la Communauté, dans la perspective de l'Union économique et monétaire (UEM) prévue par le traité de Maastricht sur l'Union européenne. Quant aux ressources, leur plafond passera de 1,20 % du PNB en 1993 à 1,27 % en 1999, la ressource TVA étant ramenée à 1 %, ce qui alourdira encore la part de la quatrième ressource PNB.

 

La contribution britannique

 

Dès la négociation de son adhésion à la Communauté européenne, la Grande-Bretagne avait demandé un allègement de sa contribution financière. Le budget communautaire était alors constitué par les droits de douane sur les produits industriels et les prélèvements sur les denrées agricoles. Or, la Grande-Bretagne avait continué à importer du Commonwealth des produits alimentaires et des matières premières. D’où ses importants versements au budget communautaire alors que les dépenses de celui-ci en Grande-Bretagne restaient faibles, notamment pour l’agriculture. Le traité d’adhésion (22 janvier 1972) prévoyait une période de transition de cinq ans (comme pour l’Irlande et le Danemark), la contribution britannique devant passer de 8,6 % des ressources communautaires en 1973 à 18,9 % en 1977, des conditions particulières étant prévues pour 1978 et 1979. Ensuite ce serait le droit commun.

 

Dès son arrivée au pouvoir en 1974, le gouvernement travailliste d’Harold Wilson demanda la renégociation du traité d’adhésion signé par le conservateur Edward Heath. Au principe de solidarité financière de la Communauté, il opposait celui du « juste retour » pour chaque pays de sa contribution sous forme de dépenses effectuées sur son territoire. Cette conception comptable était très critiquable car elle ne tenait pas compte des autres avantages économiques et politiques de l’appartenance à la Communauté. Il fallait néanmoins atténuer le déséquilibre dont se plaignait la Grande-Bretagne. D’où la création, au 1er janvier 1975, du Fonds européen de développement régional (FEDER) à la demande des Britanniques et des Irlandais. D’où l’adoption, le 17 mai 1976, d’un « mécanisme correcteur » valable pour tous les pays en difficultés économiques. Mais la Grande-Bretagne n’en profita pas, ayant bénéficié du pétrole de la Mer du Nord. En 1979-1980, la Grande-Bretagne contribuait pour 20 % aux recettes communautaires et ne recevait que 12 % des dépenses.

 

Arrivée au pouvoir en 1979, Margaret Thatcher, Premier ministre conservateur, réclama aussitôt avec vigueur une réduction de la contribution britannique : « I want my money back ! » Devant cette intransigeance, le Conseil européen des 29-30 mai 1980 fit des concessions très importantes. Pour 1980 et 1981, la contribution nette de la Grande-Bretagne (différence entre ce qu’elle payait et ce qu’elle recevait) serait réduite des deux tiers et le principe d’un allégement était retenu pour 1982. Mais elle recevra moins qu’elle n’exigeait. La querelle budgétaire était un facteur de paralysie pour la Communauté.

 

Le Conseil européen de Fontainebleau (25-26 juin 1984) permit de sortir du blocage. Il accepta le principe de la correction réclamée et accorda à la Grande-Bretagne une « compensation » annuelle représentant les deux tiers de l’écart entre ses paiements au titre de la TVA (troisième ressource en vigueur depuis le 1er janvier 1979) et ses recettes en provenance du budget communautaire, le montant de cette ristourne étant financé par les autres États membres. Ce mécanisme n’était pas limité dans le temps. Or, le budget communautaire va se modifier avec les élargissements et le développement des aides régionales pour les nouveaux membres. Ces dépenses ne se faisant pas en Grande-Bretagne, le montant du chèque britannique augmentera, réduisant la part de la Grande-Bretagne dans le financement communautaire à un niveau très inférieur à sa part dans le PNB, alors que pour les autres pays, il y aura un relatif équilibre.

 

Vers l’Union économique et monétaire

 

L’objectif d’une union économique et monétaire entre les pays membres de la Communauté économique européenne (CEE) avait été adopté par le sommet des Six à La Haye (1er-2 décembre 1969) et confirmé par celui de Paris (19-21 octobre 1972) à Neuf avec les nouveaux membres – Grande-Bretagne, Irlande, Danemark – qui précisait même comme perspective de réalisation la fin des années 1980. Mais les gouvernements ne purent se mettre d’accord sur le plan d’ensemble présenté par Pierre Werner, président du Gouvernement et ministre des Finances du Luxembourg. Pour remédier au désordre monétaire international, il n’avait été possible que de limiter les fluctuations des monnaies européennes, d’abord par l’institution en 1972 du « serpent monétaire », vite réduit aux seules monnaies fortes à la suite du deutschemark, puis du Système monétaire européen (SME), à partir de 1979, fixant entre les monnaies des parités fixes mais ajustables pour obtenir une relative stabilité. Il s’agissait là d’un accord intergouvernemental en dehors du cadre communautaire et sans le Royaume-Uni.

 

L’Acte unique européen (AUE) de février 1986, qui décidait l’établissement d’un grand marché intérieur, estimait indispensable de compléter celui-ci par une véritable union économique et monétaire, dont il rappelait l’objectif dans son préambule. Il conférait à la Communauté la « capacité monétaire », c’est-à-dire la possibilité d’adapter les institutions communautaires au développement ultérieur de la politique économique et monétaire. C’est donc dans le cadre communautaire que se ferait la future Union économique et monétaire (UEM).

 

Mais il restait à en définir la structure. Des divergences se manifestaient quant à l’union monétaire. Les pays à monnaie faible qui, dans le cadre du SME, avaient du mal à suivre le deutschemark et devaient à cet effet élever leurs taux d’intérêt et pratiquer des politiques économiques restrictives, souhaitaient partager le pouvoir monétaire par l’adoption d’une monnaie unique gérée en commun. L’Allemagne au contraire ne voulait abandonner le mark, fondement de sa puissance économique, que si la monnaie commune était gérée par une banque centrale européenne, sur le modèle de la Bundesbank, c’est-à-dire indépendante du pouvoir politique, avec mission d’assurer la stabilité des prix et d’éviter l’inflation.

 

François Mitterrand, président de la République française, et le chancelier allemand Helmut Kohl se concertent alors et s’accordent. Sous leur impulsion, le Conseil européen de Hanovre (27-28 juin 1988) confirme l’objectif d’une UEM et donne mandat à la Commission européenne, alors présidée par Jacques Delors, de proposer les actions concrètes qui conduiront progressivement à la monnaie unique.

 

 

Le plan Delors

 

Jacques Delors avait suggéré que le comité spécial sur l’union monétaire ne soit pas composé des ministres des Finances, qui forment le Conseil économique et financier de la Communauté (Ecofin), dont certains étaient hostiles au projet, mais des gouverneurs des banques centrales, plus ou moins indépendants des gouvernements. Après de vives discussions, le président de la Bundesbank se rallie au projet à condition toutefois que la future Banque centrale européenne (BCE) soit indépendante.

 

Le rapport Delors, approuvé par la Commission, est présenté le 12 avril 1989. Il reprend la définition de l’Union économique et monétaire (UEM) déjà exprimée par le rapport Werner en 1970. Trois conditions doivent être remplies : convertibilité totale et irréversible des monnaies, complète libération des mouvements de capitaux, fixation de parités fixes entre les monnaies européennes et, finalement, adoption d’une monnaie unique. Celle-ci aurait de nombreux avantages : faciliter les déplacements des particuliers et les échanges commerciaux en faisant disparaître les coûts de change des devises, supprimer les risques de change et favoriser ainsi les investissements et la croissance économique. Pour réaliser l’Union monétaire, un certain degré de politique économique commune serait nécessaire. La réalisation du marché unique conduisait déjà à un certain degré d’unification des politiques régionales et structurelles. Mais il faudrait aborder le problème de l’harmonisation des politiques fiscales et des politiques budgétaires, pour lesquelles il faudrait prévoir des normes contraignantes.

 

Pour parvenir à cette Union économique et monétaire, le rapport Delors propose un processus en trois étapes. La première étape – qui ne nécessite pas de révision des traités et qui peut être menée à bien par les institutions existantes – consiste dans l’achèvement du marché unique, dans la coordination renforcée des politiques économiques et de la coopération monétaire et dans l’adhésion de toutes les monnaies au mécanisme de change du SME. Pendant cette phase, doit être négocié et ratifié un traité d’UEM. S’ouvre ensuite la deuxième étape avec la mise en place d’un Système européen de banques centrales (SEBC), coexistant avec les autorités monétaires nationales, avec un institut monétaire fédéral permettant de faire l’apprentissage de la décision collective. Avec la phase finale, s’opère le transfert des compétences économiques et monétaires aux institutions de l’Union, le passage à des parités fixées irrévocablement et, si possible, à une monnaie unique remplaçant les monnaies nationales.

 

Le rapport Delors précise ainsi les mesures à prendre pour réaliser l’UEM ainsi que les transferts de souveraineté qu’elle suppose. Il ne fixe toutefois ni calendrier, ni échéances contraignantes qui dépendent de la volonté politique des États membres.

 

La première phase de l’Union économique et monétaire

 

Le rapport Delors est favorablement accueilli par les pays membres de la Communauté économique européenne (CEE). La conjoncture économique est bonne. L’ouverture du marché unique provoque l’optimisme des milieux d’affaires européens. La nécessité de l’Union économique et monétaire (UEM) n’est pas mise en doute, même si ses modalités pratiques restent à discuter. Le Conseil européen de Madrid des 26 et 27 juin 1989 affirme sa « détermination de réaliser progressivement l’union économique et monétaire », précise que « dans sa réalisation on devra tenir compte du parallélisme entre les aspects économiques et monétaires » et décide que la première étape devrait commencer le 1er juillet 1990, les dispositions nécessaires étant adoptées par les organes compétents de la Communauté (Conseil Ecofin, Commission, Conseil des gouverneurs des banques centrales, Comité monétaire). Pour les phases ultérieures, le Conseil européen fait commencer les travaux préparatoires à la Conférence intergouvernementale (CIG) qui adoptera un nouveau traité.

 

Effectivement, la première phase est mise en oeuvre avec la libération totale des mouvements de capitaux, le renforcement du Système monétaire européen (SME) par l’adhésion au mécanisme de change de l’Espagne en juin 1989, puis du Royaume-Uni en octobre 1990, seule la drachme restant en dehors du SME. En même temps, se renforce le contrôle commun des politiques économiques au sein du Conseil des ministres et s’élargit la coopération des banques centrales dans le domaine monétaire grâce, notamment, à l’élargissement des attributions du comité des gouverneurs.

 

 

Toutefois, des divergences et des hésitations se manifestent quant à la poursuite du processus d'intégration monétaire. Le ministre français des Finances, Pierre Bérégovoy, préconise en effet une monnaie commune uniquement vis-à-vis de l’extérieur, tandis que François Mitterrand, président de la République française, et Jacques Delors, président de la Commission européenne, préfèrent une véritable monnaie unique perçue comme un moyen d’étendre l’influence française dans une Communauté largement dominée par le mark allemand. Margaret Thatcher, Premier ministre britannique, récuse quant à elle la nécessité de conclure un nouveau traité et son ministre des Finances, John Major, propose le renforcement de l’écu comme monnaie parallèle aux devises nationales qui seraient maintenues. Quant au chancelier allemand Helmut Kohl, il hésite beaucoup à abandonner le deutschemark.

 

Mais la chute du mur de Berlin, en novembre 1989, et les perspectives de réunification de l’Allemagne accélèrent l’évolution de l'intégration monétaire européenne. Le chancelier Kohl, convaincu de la nécessité d’intégrer l’Allemagne réunifiée dans une Europe fortement intégrée, accepte alors le principe de la monnaie unique, premier pas vers une Europe fédérale. Le Conseil européen de Strasbourg (8-9 décembre 1989) décide à la majorité, en raison de l’opposition britannique, de convoquer une CIG de révision des traités communautaires pour élaborer une Union économique et monétaire (UEM). Cette conférence s’ouvre le 15 décembre 1990 et aboutit au traité sur l’Union européenne signé à Maastricht le 7 février 1992 et qui institue l’UEM.

© José Adelino Maltez. Cópias autorizadas, desde que indicada a origem. Última revisão em: