Cronologia oficial da história da União Europeia

 


Ano de 1993 

Ano Europeu dos Idosos e da Solidariedade entre as Gerações

 

Recortes da história oficiosa do Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE)

 

L’aide de la Communauté européenne à l’Europe de l’Est

 Il n’est évidemment pas question d’admettre les pays de l’Europe de l’Est dans la Communauté économique européenne (CEE) avant qu’ils n’aient la capacité de participer au grand marché intérieur. Mais il faut les aider à évoluer vers l’économie libérale et la démocratie politique.

 

Une première étape est franchie avec la décision de Gorbatchev de laisser les États membres du Comecon négocier des accords commerciaux individuels avec la CEE. Ce que fait la Hongrie en septembre 1988, suivie par la Tchécoslovaquie en décembre, la Pologne en septembre 1989, l’Union soviétique en décembre, l’Allemagne de l’Est et la Bulgarie en mai 1990. Ce sont des accords commerciaux de portée encore modeste, supprimant les restrictions quantitatives sur les produits importés par la CEE en provenance des pays de l’Est dont les ventes à l’URSS en crise se sont effondrées et qui cherchent des débouchés à l’Ouest. Mais les produits qu’ils peuvent exporter sont déjà excédentaires dans la CEE (produits agricoles, acier, charbon, textiles).

 

Il faut donc aller plus loin et mettre en œuvre un programme d’aide. A la demande du sommet des sept pays industrialisés (G7), à Paris le 4 juillet 1989, la Communauté établit le programme PHARE (Pologne-Hongrie: assistance à la restructuration des économies), étendu dès 1990 à l’ensemble des pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Il comprend des aides financières à la restructuration économique et à l’investissement privé, des crédits et des garanties à l’exportation. Une Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), créée le 15 avril 1991, est chargée d’accorder des prêts aux investissements productifs dans les PECO qui, de leur côté, s’engagent à mettre en pratique les principes de la démocratie pluraliste et de l’économie de marché, l’initiative privée et l’esprit d’entreprise.

 

Au delà de ces mesures d’urgence, la Communauté décide, dans la perspective de la Grande Europe, d’établir des liens particuliers avec les PECO. Sur proposition de la Commission, une formule d’association est adoptée à leur intention, celle des « accords européens ». Ceux-ci visent à établir progressivement un libre-échange bilatéral des produits industriels entre la CEE et chacun des PECO, à développer une coopération industrielle, technique et scientifique pour la formation professionnelle, l’environnement, la rénovation des structures, à assurer une assistance financière pluri-annuelle. Un dialogue institutionnel permettra de rapprocher les points de vue sur les questions politiques. L’application des accords dépendra des progrès réalisés en matière des droits de l’homme, de démocratie pluraliste et de libéralisation économique. Chacun de ces accords est géré par un Conseil d’association paritaire. Des accords européens, modulés de façon à tenir compte de la situation de chaque pays, sont signés avec la Pologne et la Hongrie (16 décembre 1991), la Roumanie (1er février 1993), la Bulgarie (8 mars 1993) et, après la partition de la Tchécoslovaquie, avec la République tchèque et la République slovaque (4 octobre 1993). Les pays du Groupe de Visegrad ont créé, le 1er mars 1993, l'Accord de libre-échange de l'Europe centrale, en vue de resserrer les liens de ces pays avec l'Union européenne mais, en pratique, les relations entre ces pays et l'Union resteront bilatérales. Après avoir bénéficié d’accords de commerce et de coopération, les pays baltes – Estonie, Lettonie, Lituanie – signent à leur tour (12 juin 1995). La Slovénie suivra (10 juin 1996).

 

L’objectif des accords européens est de préparer, à terme, l’adhésion des PECO à l’Union européenne. Le Conseil européen de Copenhague (21-22 juin 1993) confirme que les pays ayant le statut d’associés ont vocation à devenir membre à part entière de l’Union européenne à condition de satisfaire aux critères économiques et politiques précisés : « Institutions stables garantissant la démocratie, la primauté du droit, les droits de l’homme, le respect des minorités et leur protection, l’existence d’une économie de marché viable ainsi que la capacité de faire face à la pression concurrentielle et aux forces du marché à l’intérieur de l’Union. L’adhésion présuppose la capacité du pays candidat à en assurer les obligations, et notamment de souscrire aux objectifs de l’union politique, économique et monétaire ». Le Conseil européen dresse la « liste de Copenhague » comprenant la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la République slovaque, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie.

© José Adelino Maltez. Cópias autorizadas, desde que indicada a origem. Última revisão em: